Eileen M. Collins, première femme à commander une mission de la navette spatiale américaine.
Photo : Nasa (domaine public)
Science capillaire appliquée
Dans environ 85% des cas, une coupe de cheveux ratée est impossible à rattrapper
Une étude diffusée par nos soins tend à démontrer que la science capillaire ne va pas sans risques. Le fait est bien connu des coiffeurs comme de leurs clients, mais il n’avait jusqu’ici jamais été étudié sous forme statistique. Nous comblons cette lacune.
Jocelyne Glaziou, coiffeur esthéticienne (« Esthét’iff Salon ») dans une grande ville bretonne aurait affirmé à de nombreuses reprises que, dans 85% des cas, une coupe de cheveux ratée n’est pas réellement rattrapable. Ce chiffre empirique peut sembler exagérément élevé, mais il n’en est rien. Pensons en effet à tous les cas où il ne reste plus suffisamment de cheveux sur la tête de la victime d’une coupe ratée : comment égaliser lorsqu’il n’y a plus rien à égaliser ? « On peut toujours raser la tête, mais c’est un peu extrême » disent certains, pleins de bon sens. On peut aussi attendre que cela repousse. Afin d’éviter toute déconvenue, une association de coiffeurs recommande d’éviter « de laisser des non-professionnels couper les cheveux, car c’est la première cause de drames capillaires ». Un représentant de l’industrie lainière, qui préfère rester anonyme, tempère : « Les coupes de cheveux ratées font vendre des bonnets, l’industrie lainière s’y retrouve, le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Gageons que les consommateurs sauront faire la part des choses.

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Jon Ruger Mashambara
Venu au journalisme par goût pour le sport cycliste, il finit par se faire une place dans la presse scientifique.